La muwāzana : entre mise à l’écart épistémique et relecture critique
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DOI:
https://doi.org/10.58564/ma.v16i44.2713Keywords:
Mots clés : littérature comparée- critique arabe classique- Muwazana-comparatistique arabe- comparatisme américain – dialogue interculturel-Abstract
Le terme « la muwāzana” ( الموازنة) Est derive de la racine arabe wazn (وازن ), qui renvoie au champ sémantique de l’équilibre, de la balance et du poids, ce terme fait référence à une pratique de mise en balance appréciative entre deux ou plusieurs textes ou poètes, qui entre dans la composition de la comparatistique arabe classique. La structure finale de cette pratique atteint son apogée vers le IIIe et le IVe siècle de l’hégire. Longtemps avant les débats comparatistes modernes, la muwazana posait des questions fondamentales sur les qualités esthétiques, l’antériorité poétique (al-sabq) et l’originalité des idées ou du style (al-asāla). Ce travail étudie comment cette partique demeure absente des grands débats fondateurs du comparatisme occidental- surtout en 1958 quand le comparatiste américain René Wellek évoquait la crise de la littérature compare, et en 2003 quand la critique littéraire américaine d’origine indienne Gayatri Chakravorty Spivak a réclamé une reforme dans les theories et champs de la littérature compare. Cette mise en écart pour la muwazana n’est pas un produit d’une seule ignorance de la par des théoriciens occidentaux mais d’une negligence des chercheurs arabes, surtout ceux qui ont poursuivis leurs études dans des universités occidentales. Notre étude invite les comparatistes dans le monde entier de proposer une relecture critique pour al muwazana en tant qu’approche offrant des éléments susceptibles d’enrichir les études comparées dites universelles.
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